Fabian RegairazGénéalogie familialeL’Office notarial ↗
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Histoire familiale de Fabian Regairaz · 7/8

À Rennes, une signature et des métiers qui changent

Dans ce récit
  1. L’histoire
  2. Trois récits pour suivre les branches
  3. Deux dossiers transversaux, deux chemins distincts
  4. Les Cadet arrivent avec d’autres métiers
  5. Deux chemins rennais qui se retrouvent plus tard
  6. Deux familles sur la même page
  7. Poursuivre et comparer nos recherches

L’histoire

1705 : il ne sait pas signer. 1713 : « Charledesigné ».

Raconté dans le livrePage XIX · Celui qui a fini par signer

Le 3 novembre 1705, Charles Dizigny épouse Jeanne Noué à Rennes. L’acte relève qu’il ne sait pas signer. Le 2 mai 1713, lorsqu’il se remarie avec Jacquette Renée Hervé, une signature apparaît : « Charledesigné », selon le relevé conservé au dossier.

Huit ans séparent les deux observations. Quelqu’un lui a-t-il appris à tracer son nom ? Dans quelles circonstances ? Les documents ne le disent pas. Le changement, lui, mérite d’être raconté. Je fais signer des actes chaque jour ; cette différence entre deux pages me retient davantage qu’une longue liste de dates.

Dizigny, Dysigny, Designe, Designé : les graphies varient aussi. Les relever permet de retrouver le même dossier sous plusieurs écritures. L’origine normande proposée demeure une piste à distinguer des observations faites à Rennes ; aucune noblesse « de Signy » n’est établie.

Du moulin au cimetière

Repère pour le livrePage IX · Louise, six ans, devant les soldats

Jean-François Lavocat est meunier au moulin d’Acigné en 1829 ; dès 1851, il est qualifié de sépulteur à Rennes. Le passage d’un métier à l’autre est attesté par les repères du dossier. Sa date exacte et sa cause restent inconnues.

Sa fille Pauline Marie Lavocat, brodeuse, épouse Jules Auguste Chesneau à Rennes en 1862. Leur fille Marie Louise Chesneau épouse Abel Mignon, graveur. La succession des alliances fait apparaître le chemin Lavocat–Chesneau–Mignon. Le récit passe par les femmes autant que par les patronymes transmis.

Les Chesneau de Rennes et la piste tourangelle

Le tableau Chesneau de Tours du 22 septembre 2026 apporte désormais un point de départ précis à la piste tourangelle : Blaise Ambroise Chesneau, serrurier, baptisé le 3 avril 1781 à Saint-Pierre-le-Puellier de Tours et mort à Rennes le 24 octobre 1854. Il lui attribue deux mariages rennais : avec Anne Montfort, originaire de Beignon, en 1819, puis avec Mathurine Boulais, de Pipriac, le 3 novembre 1831. Tours et Rennes se rejoignent ainsi dans la biographie proposée d’un homme, avant même que l’on remonte les métiers de ses aïeux. Le document donne pour parents Pierre Chesneau, journalier, et Marie Fourniau, mariés à Saint-Clément de Tours le 25 juillet 1774. Le père de Marie, Pierre Fourniau, y est vigneron. Dans ce dossier, le serrurier ne vient donc pas d’une succession uniforme d’artisans du métal : le travail à la journée, la vigne et la soie apparaissent dans les générations précédentes. Ce tableau complète les études antérieures ; il ne reproduit toutefois pas les actes reliant Blaise Ambroise au couple Jules Auguste Chesneau–Pauline Lavocat. Ce dernier passage doit rester documenté séparément. Les Priour de Melesse, les Gouverneur et les Hervé-Huchet-Designé conservent leurs propres chemins rennais.

Portraits de Louis Vargues et Gabrielle Cadet
Louis Vargues et Gabrielle Cadet, nos arrière-grands-parents. Date des portraits à préciser. Collection familiale ; fascicule de Robert Vargues, 2002.

Trois récits pour suivre les branches

Raconté dans le livrePage VI · La maison aux montres et aux secretsRepère pour le livrePage VIII · Le Petit Écolier entre dans la famille

Les Bessin aux Gobelins : l’inventaire d’un ménage et l’avenir d’une petite fille. Les Lavocat, Priour et Duvivier : du moulin au cimetière, puis la signature d’une brodeuse. Abel Mignon : un portrait, des gravures et les souvenirs de Grez-sur-Loing.

La rue Le Bastard à Rennes, photographiée le 12 avril 2004
La rue Le Bastard à Rennes, photographiée le 12 avril 2004. Le récit de Louis Vargues et Gabrielle Cadet situe leur foyer au n° 13 ; cette vue n’identifie pas à elle seule leur appartement. Photo Pacoviande, image redimensionnée. Source Wikimedia Commons · CC BY-SA 3.0.

Ce lieu appartient à un autre dossier de la même région : lire le souvenir de Louis et Gabrielle. Il ne représente pas le cadre des mariages de Charles au XVIIIe siècle.

Deux dossiers transversaux, deux chemins distincts

Les Bessin-Lingée des Gobelins

Raconté dans le livrePage XXI · Paris, une maison entre les tapisseriesRaconté dans le livrePage XXII · La petite fille qui grandiraRaconté dans le livrePage XXIV · Le cousin au milieu des témoins

Le dossier parisien suit Jean-Marc Bessin, tapissier du Roi, Nicole Marguerite Linger et leurs descendants. Madeleine Reine Bessin occupe une place qui ramène, dans la numérotation de l’arbre, au quartier de Gabrielle Cadet. Ce rattachement organise la lecture ; la chaîne complète n’est pas reproduite ici. Linger, Lingée et les autres graphies restent à contrôler personne par personne. Les origines de Jean-Marc ne sont pas résolues par la seule présence d’homonymes.

Les Mignon et les Girard de Langlade d’Eyliac

Raconté dans le livrePage XXXIV · Marie de Bertin et son cousin ministre

Le prolongement périgourdin relève du quartier de Marcel Mignon. Les repères de l’arbre y situent Françoise de Langlade, puis Marguerite et Marie de Bertin dans les générations anciennes. L’alliance Mignon–Chesneau donne sa place éditoriale à ce dossier dans le chapitre rennais. Eyliac reste en Périgord : sa proximité de lecture avec Rennes ne déplace ni le territoire ni la filiation.

Les Cadet arrivent avec d’autres métiers

Repère pour le livrePage XX · Le Perrault et la toilette de l’Empereur

Gabrielle n’apporte pas seulement le souvenir de la rue Le Bastard. Son père, Henri René Cadet, est né à Gentilly en 1847. L’export familial le qualifie de coupeur en 1882, puis de marchand à Rennes en 1889. Sa mère, Clémentine Henriette Jeanne Marie Perrault, est née à Pipriac. Dans leur couple se rencontrent déjà une histoire parisienne et une histoire bretonne.

Du côté Cadet, Adolphe Alphonse est surveillant à l’hospice de la Vieillesse hommes de Bicêtre dans les années 1840. Son épouse Adélaïde Cambray est couturière à Gentilly. La branche ne se résume donc pas aux ateliers royaux des Bessin : entre les Gobelins et Gabrielle, elle traverse aussi le travail d’une couturière et celui d’un employé d’hospice.

Du côté Perrault, Joseph et Agathe Laine sont respectivement instituteur et institutrice dans les relevés de 1849. Leur fille Clémentine naît à Pipriac en 1852. Ces deux métiers donnent à l’écrit une place très différente de celle que nous avons rencontrée chez Charles Designé. Ici, dans une génération plus proche, enseigner appartient à la vie professionnelle du couple.

Carte postale ancienne de la place de la Mairie à Rennes, avec l'hôtel de ville et son campanile
La place de la Mairie à Rennes, carte postale ancienne conservée dans l’album familial. Elle situe la ville où vivent plusieurs branches de notre famille. Collection familiale ; fascicule de Robert Vargues, 2002.

Deux chemins rennais qui se retrouvent plus tard

Repère pour le livrePage II · Quatre places autour de nousRaconté dans le livrePage IV · Bernard et Huguette, la mer entre les générations

Les Cadet nous conduisent à Bernard Vargues. Les Lavocat et les Chesneau nous conduisent à Huguette Mignon. Bernard et Huguette sont nos grands-parents maternels. La réunion de ces dossiers n’est donc pas une simple commodité géographique : ils aboutissent aux deux personnes dont descend notre mère.

Avant cette rencontre, chaque famille garde son chemin. Pauline Lavocat brode ; Louise Chesneau épouse Abel Mignon ; leur fils Marcel rejoint Anna Galano. Gabrielle Cadet épouse Louis Vargues, l’horloger dont les photographies conservent l’atelier. Rennes n’est pas un décor posé derrière des patronymes. La ville accueille des activités, des unions, des enfants, puis laisse partir certains d’entre eux vers Alger.

En regardant l’atelier et les portraits, je retrouve une proximité que les siècles anciens rendaient plus difficile. Nous connaissons encore des visages, des meubles, des pièces. Derrière eux, les contrats des Bessin et les signatures des Designé reprennent leur place : non plus des curiosités d’archives, mais les générations qui ont précédé ces personnes photographiées.

Octobre, tapisserie des Gobelins tissée entre 1732 et 1737 : vendanges et scènes de cour dans une bordure fleurie.
Octobre, Les Mois de Lucas, manufacture des Gobelins, 1732–1737, sous la direction de Michel Audran. The Met, 44.60.8, domaine public. Illustration de la production des Gobelins ; cette tapisserie n’est pas attribuée à Jean Marc ou Jean Charles Bessin.

Deux familles sur la même page

Repère pour le livrePage I · Deux frères au bord du livreRepère pour le livrePage XL · À vous de tourner la page

Je garde ouverts les deux chemins : celui de Gabrielle et celui de Louise Chesneau. Ils ne se confondent pas dans les registres rennais. Ils se rejoignent plus tard, avec Bernard et Huguette, dans notre famille. L’un nous a laissé un grenier de magicien ; l’autre, les images d’un graveur. Rennes tient les deux, et notre récit peut enfin passer de l’un à l’autre sans perdre le fil.

Sources, filiations et pistes de recherche

Sources et questions ouvertes

Ce chapitre est une synthèse des dossiers familiaux cités ci-dessous. Les relevés et les témoignages y restent distingués des actes originaux.

Contexte : des métiers dans la ville et autour

La remontée tourangelle donne au textile une place durable. Selon le nouveau tableau, Joseph Chesneau est ouvrier en soie lors de son mariage avec Marie Fay en 1722, puis maître ouvrier en soie lors de sa seconde union avec Françoise Hameau en 1743. Les lectures de cette seconde pièce restent à contrôler. Une génération plus haut, Louis Chesneau, lui aussi ouvrier en soie, épouse Marie Deschamps à Notre-Dame-la-Riche le 29 janvier 1689. Le dossier relève dix enfants baptisés dans cette paroisse entre 1689 et 1708. Marie Deschamps est alors orpheline et placée sous la curatelle de son cousin Nicolas Girault. Le mariage fait donc apparaître, autour du nouveau couple, ceux qui consentent, assistent ou représentent les absents. Du côté Deschamps, le tableau remonte vers Guillaume, maître passementier, puis vers les voituriers par eau de Fondettes. Les alliances relient des travaux différents : produire la soie, confectionner la passementerie, transporter par la Loire. Elles ne racontent pas encore les raisons d’un changement de métier ni le voyage qui conduira Blaise Ambroise à Rennes.

La signature ajoute une autre matière : le tracé d’un nom. Elle permet parfois de comparer deux moments, sans révéler toute la pratique de lecture ou d’écriture de son auteur. Inventaires et contrats permettraient de prolonger l’enquête sur les maisons et les biens de ces familles. Les professions seules ne fournissent pas un inventaire domestique. Pour les Chesneau, une signature pourrait aussi décider d’une génération. Le tableau rapproche Louis, ouvrier en soie marié à Marie Bouchard en 1663, du Louis baptisé en 1643, fils d’un maître maçon homonyme et de Marthe Delahaye. Il s’appuie notamment sur une signature lue « A. Moussar » : Antoine Moussar avait épousé Françoise Chesneau en 1659 et pourrait être le beau-frère du marié. Cette identification demeure probable tant que les signatures et les actes n’ont pas été confrontés. Si le raccord se confirme, la branche Delahaye ouvre le milieu des tondeurs de draps avec René Delahaye et Renée Cormier. Le passage du maçon à l’ouvrier en soie serait alors une histoire de famille ; aujourd’hui, c’est encore une démonstration à terminer.

Les repères et les questions ouvertes
Références des documents et dossiers

Les textes consultés sont les dossiers rennais, Lavocat–Priour, Bessin–Linger et Girard de Langlade, ainsi que Mon arbre. Ils renvoient aux registres paroissiaux rennais pour les mariages de 1705 et 1713, à l’état civil de Rennes pour le mariage Chesneau–Lavocat de 1862 et à l’état civil d’Eyliac pour le mariage de 1810. Les dossiers Bessin fusionnés du 28 août 2026, les pièces du dossier ActesBESSIN et le dossier Lavocat–Priour–Duvivier V2 complètent cette synthèse. Les cotes et les corrections sont détaillées dans les récits ci-dessous. Complément du 22 septembre 2026 : « Chesneau de Tours — Tableau généalogique ascendant de Blaise Ambroise Chesneau ». Ce document reprend les dossiers des 24 et 25 août 2026, les registres de Tours et Fondettes et des minutes Souyé, Houbereau et Venier photographiées en 2024. Il cite notamment AD37, 6NUM7/261/199 pour le mariage Chesneau–Deschamps du 29 janvier 1689, et une table référencée 37261M pour Chesneau–Delahaye, le 12 avril 1638. Ces références sont reprises du tableau ; les photographies des actes n’accompagnent pas cet envoi. Les dates précises et les qualités ci-dessus sont donc attribuées à cette synthèse, avec maintien de ses réserves de lecture et des raccords probables.

Comment lire les degrés de certitude

Compléments de cette édition : arbre familial complet emmett, export transmis le 21 septembre 2026, rapproché des dossiers cités ci-dessus. Les filiations de cet export restent distinguées des actes originaux et des raccords encore à vérifier.

Poursuivre et comparer nos recherches

Vous êtes cousin, portez l’un de ces noms ou avez rencontré ces personnes dans un registre ? Comparons nos recherches, avec un lieu, une personne décédée et la référence de votre document. Une correction sourcée aide à faire avancer le dossier.

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