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Vendre un immeuble pendant un plan de redressement : les règles

Publié le 15 septembre 2026 · Fabian Regairaz

Une société qui exécute un plan de redressement peut envisager de vendre un immeuble, sous réserve des restrictions du jugement et des règles de la procédure. Le prix ne constitue pas nécessairement une trésorerie librement disponible pour financer un nouveau projet.

Règles et repères de coût vérifiés au 14 septembre 2026.

Identifier la phase exacte de la procédure

La période d’observation, l’exécution d’un plan et la liquidation judiciaire obéissent à des règles différentes. Le seul extrait d’immatriculation ne suffit pas à déterminer comment réaliser la vente. Il faut obtenir les décisions complètes et leurs éventuelles modifications.

Cet article concerne une entreprise dont le plan a déjà été arrêté. Une vente envisagée pendant la période d’observation nécessite une analyse distincte des pouvoirs du dirigeant, de l’administrateur et des autorisations judiciaires.

Le dossier commence donc par le jugement adoptant le plan, son échéancier et les coordonnées du commissaire à son exécution. Les décisions postérieures permettent de vérifier si les conditions initiales ont changé.

Rechercher une interdiction de vendre sans autorisation

Le tribunal peut rendre temporairement inaliénables des biens indispensables à la continuation de l’entreprise. L’article L. 626-14 du Code de commerce prévoit alors une autorisation du tribunal pour les céder. La durée de cette restriction ne peut dépasser celle du plan.

La clause peut viser précisément l’immeuble ou appartenir à une rédaction plus large. Il faut lire son périmètre et contrôler la publicité correspondante. L’accord du dirigeant et de l’acquéreur ne permet pas de l’écarter.

Préparer la décision judiciaire nécessaire

La demande doit être accompagnée d’éléments permettant d’apprécier l’opération : prix envisagé, utilité du bien, conséquences pour l’activité et financement du plan. Le tribunal recueille l’avis du ministère public dans les conditions prévues par le texte.

Le calendrier de signature dépend ensuite de la décision obtenue et de ses conditions d’exécution. Il ne faut annoncer ni autorisation certaine ni délai garanti. Les voies de recours et leur incidence sont examinées dans le dossier.

Vérifier la cohérence de la vente avec le plan

L’absence d’inaliénabilité ne dispense pas de toutes les autres vérifications. Une vente qui modifie substantiellement l’organisation prévue peut nécessiter une adaptation judiciaire du plan. Les échanges avec le commissaire à son exécution permettent d’identifier cette question.

Le paiement des échéances et la situation actuelle de l’entreprise doivent être documentés. Une promesse ne doit pas être rédigée comme si l’entreprise disposait nécessairement d’une liberté identique à celle d’un vendeur sans procédure.

Les pouvoirs sociaux restent également à vérifier. Les statuts, l’objet social et les décisions des associés peuvent conditionner l’intervention du représentant de la société. La page Professionnels présente l’accompagnement des opérations immobilières d’entreprise.

Organiser le traitement des garanties et du prix

Un état hypothécaire actualisé permet d’identifier les inscriptions. Les montants restant dus, le rang des créanciers et les formalités nécessaires pour libérer le bien doivent être rapprochés du plan.

Au 14 septembre 2026, l’article L. 626-22 prévoit, pour les biens grevés des garanties qu’il vise, le dépôt à la Caisse des dépôts de la quote-part du prix correspondant aux créances garanties. Il organise aussi leur paiement selon les priorités applicables. Ce mécanisme ne signifie pas que tout le prix revient immédiatement à la banque ou au vendeur.

Ne pas confondre prix et somme disponible

Le prix annoncé dans la promesse est un montant brut. Les garanties, frais, impôts éventuels et règles de répartition influencent la somme effectivement disponible. Les modalités de radiation ou de purge doivent être préparées avant la vente.

Même en l’absence d’hypothèque, l’utilisation du produit de cession doit rester compatible avec la situation juridique de l’entreprise. Une estimation de trésorerie se construit avec les intervenants du dossier, après examen des engagements existants.

Pour préparer la vente d’un immeuble d’entreprise sous plan, consultez la page Professionnels.

Sources officielles