Coulanges et Asnières : l’enquête Gaigneux – La Humière
Publié le 17 septembre 2026 · Fabian Regairaz
Récit d’ancêtres · Yonne
Coulanges et Asnières : l’enquête Gaigneux – La Humière
Que fait-on lorsqu’un contrat de mariage n’apparaît nulle part ? On suit les notaires, les variantes de noms, les successions et les trous de conservation.
Dans ce récit
I. La question
Le rapport de David Descourtieux cherchait un contrat entre François de La Humière et Claude Françoise Charlotte Desplant de Torrent, avant 1673. La famille est installée à Asnières-sous-Bois depuis au moins 1672. Les recherches ont couvert Asnières, Coulanges-sur-Yonne et Vézelay.
Ce que l’on a cherché
Les archives notariales d’Asnières ne commencent qu’en 1715 pour le notaire Gabriel Masse. La base des mariages de la Société généalogique de l’Yonne ne contient aucun mariage Humière–Desplant ni variante. À Coulanges, des baux, constitutions de rentes et reconnaissances montrent des Gaigneux marchands et propriétaires, mais sans certitude de filiation.
III. Le silence des liasses
Deux registres de Robineau sont non communicables en raison de leur état. La liasse de l’inventaire du 7 mai 1713 est très abîmée. Un autre contrat de mariage, chez Hollyer, est également non communicable. Le silence n’est pas une preuve d’absence : il mesure ce que la conservation permet encore de lire.
François de La Humière a peut-être suivi le baron d’Avrigny ailleurs en France. Cette piste explique l’absence d’un décès local, mais elle ne vaut pas localisation.
IV. La prochaine pièce
Une succession, un partage ou un inventaire pourrait donner le lieu du contrat recherché. Le dossier invite les porteurs des noms La Humière, Desplant de Torrent, Gaigneux et Moreau à confronter leurs papiers familiaux.
Vous connaissez la famille de La Humière ou Desplantes de Torrent ?
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Ce que le répertoire conserve encore
Un répertoire donne une date et quelques mots là où la minute reste inaccessible. Le 7 mai 1713, un inventaire est enregistré pour la veuve François Gagneux. La formule promet une maison, des meubles, peut-être des papiers et une parenté ; elle ne les révèle pas. Il serait facile d’écrire la scène. L’enquête doit attendre la pièce.
D’autres actes ont pu être lus. En 1704, François Gagneux, marchand à Coulanges, donne une métairie à bail à Pierre Miné et Edmée Rohr, avec une partie du bétail. En 1722, Jean Gagneux vend une maison à un vigneron. En 1725, une quittance rappelle une promesse de meubles et de maison liée à un mariage. Ces actes donnent une épaisseur économique aux noms, tout en laissant ouverte l’identification de certains homonymes.
Ce que disent les actes
AD Yonne, 3 E 60/193 : répertoire Robineau et entrée du 7 mai 1713. Les cotes 3 E 60/2 et 3 E 60/3 sont signalées non communicables dans le rapport du 27 novembre 2024 ; 3 E 60/4 couvre les années 1720–1725 consultées. Cet état de communication est celui de la recherche, pas une vérification faite aujourd’hui.
Sources et remerciements
- David Descourtieux, Bonne Pioche Généalogie, Rapport de recherches De La Humière–Deplant–Gagneux, Archives départementales de l’Yonne, 27 novembre 2024. Résumé original, photographies non reproduites.
- AD Yonne : 3 E 16/261 ; 3 E 60/193 ; 3 E 60/2–4 ; 3 E 60/5–6 ; 3 E 60/23–24, références et résultats détaillés dans le rapport.
- Base des mariages de la Société généalogique de l’Yonne : résultat de consultation rapporté en 2024, sans nouvelle consultation revendiquée.
Filiations présentées selon le dossier familial validé par Fabian Regairaz. Les dates approximatives et les lacunes des pièces demeurent indiquées ; une référence citée n’est pas une nouvelle consultation d’archives.
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