Fabian RegairazGénéalogie familialeL’Office notarial ↗
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Le livre de ma famille · Récit 37 / 38 · 3 min

Locquet et Faille : le commerce, les champs et la mémoire du village

À Fontaine-Notre-Dame, en 1763, Jean Philippe Locquet et Marie Alexandrine Faille se marient. Tous deux appartiennent au commerce du tabac. Quelques mois plus tard naît leur fille Marie Claire. En remontant ce foyer dans les dossiers du Cambrésis, on rencontre des manouvriers, des laboureurs et un clerc : plusieurs façons de tenir sa place dans un village.

FamillesLocquet · Faille · Milly · Foulon
Où ?Fontaine-Notre-Dame · Cantaing · Cambrai
Quand ?XVe–XVIIIe siècles
Le moulin Brunet à Walincourt-Selvigny : tour de pierre et ailes sous un ciel bleu
Le moulin Brunet, à Walincourt-Selvigny, photographié le 15 avril 2010 par Pierre André Leclercq. Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Repère du paysage meunier local : cette photographie ne permet pas d’identifier le moulin mentionné dans le contrat de 1704.

Un couple de commerçants

Jean Philippe est décrit comme marchand de tabac et négociant ; Marie Alexandrine, comme marchande de tabac. La profession de l’épouse mérite de rester écrite. Ce commerce est celui du foyer, et le document lui donne une place propre. Leur mariage est daté du 15 février 1763 ; Marie Claire naît le 12 juin.

Du côté de Jean Philippe, les notices conduisent à Jean Nicolas Locquet, manouvrier à Cantaing, et à Marie Augustine Blondeau. Du côté de Marie Alexandrine, elles nomment Jean Baptiste Faille, laboureur, et Anne Joseph Montigny. Le commerce d’une génération n’efface donc pas le travail de la terre dans celles qui la précèdent.

Le contrat qui ramène à 1656

Le dossier suit Albert Abel Locquet et Anthonette Julien, puis Thomas Locquet et Martine Milly. Le contrat de ce dernier couple est relevé au 30 avril 1656, à Flesquières. Thomas est donné pour fils d’Abel Locquet et de Martine Foulon ; Martine Milly, pour fille de Bartholomé Milly et de Marie Dechy.

Ces couples donnent au récit sa profondeur. Mais un prénom retrouvé plusieurs fois ne suffit pas : la famille Julien comprend aussi un contrat de 1688 avec Jean Cuissette. Il appartient à une autre union. Le garder à sa place permet de comprendre la vie d’Anthonette au lieu d’en faire disparaître un mariage.

Les Foulon et les noms répétés

Les branches du dossier rencontrent aussi Colart Foulon et Alison Hardie, Gilles ou Gillot Foulon dit Cabaille et Colle Machaile, puis Gillot l’aîné et Marguerite Bonne. Une vente est relevée au 28 février 1478. Ces notices ouvrent un monde ancien d’échevinage, de terres et de transactions, avec des références à retrouver dans les archives.

Un même couple Favreuille–Liétin figure à plusieurs places de l’ascendance étudiée. Le mot technique est « implexe ». Il signifie simplement que deux chemins de l’arbre aboutissent aux mêmes personnes. Les ancêtres ne se multiplient pas : ce sont les routes qui se rejoignent.

Sources et repères de famille

Rapport joint Ascendance Vargues et branches, 22 septembre 2026, p. 10–14 ; export Locquet de Pascal Bédu et notices de son arbre pascal59. Cotes citées : AD59, 2 E 26/403, pour le contrat Julien–Cuissette ; 4 G 271 pour Colart Foulon. La numérotation des tableaux est celle de Marie Claire Locquet, et non celle de Fabian Regairaz. Ce chapitre présente le dossier familial transmis sans ajouter de raccord absent entre ses branches.