Le livre de ma famille · Récit 17 / 38 · 3 min
Les Rolland : un moulin, une sœur et des marchands de toiles
Le 5 janvier 1742, Yves Rolland meurt au moulin de Perrien, à Lanrodec. Le lendemain, le registre le fait entrer dans l’histoire écrite de la paroisse. Son nom conduit vers des marchands de toiles d’Allineuc et vers un petit réseau de familles bretonnes. Pour commencer, il suffit de lui rendre ses proches.

Une sœur avant un père
En septembre 1729, Louise Rolland épouse Olivier Le Beguec. Yves est nommé comme son frère. C’est un renseignement bref, mais il change la lecture : Yves cesse d’être un homme seul entre une naissance estimée et une sépulture. Il appartient à une fratrie.
Le 16 juin 1732, il épouse Marguerite Le Laouenan à Notre-Dame de Lanrodec. Dix ans plus tard, il demeure au moulin de Perrien. L’âge indiqué à sa mort situe sa naissance vers 1682. Le moulin donne une adresse ; l’acte ne lui attribue pas un métier. Cette distinction laisse au lieu toute sa force sans mettre arbitrairement Yves derrière une meule.
La route qui nous ramène à lui
Dans l’export de notre arbre, Yves est le père de Marguerite Rolland. Celle-ci épouse Joseph Le Bihan le 1er juillet 1755. Les générations suivantes passent par les Le Bihan et les familles bretonnes qui rejoignent les Toulelan, puis Marguerite Toulelan, notre arrière-grand-mère paternelle. Ce sont les mariages et les femmes qui font avancer le récit quand le patronyme change.
Allineuc : une maison de marchands de toiles
Un autre foyer élargit l’horizon : Mathurin Rolland et Hélène Collin vivent au Vaugouya, à Allineuc. Mathurin est marchand de toiles. Le baptême de leur fils Jean, le 26 mai 1673, fait apparaître le couple et ce métier. Le dossier leur attribue également un fils Yves, baptisé le 14 août 1650.
Ce commerce fait surgir une autre Bretagne que celle du seul moulin : des étoffes, des achats et des ventes, des relations entre bourgs. Nous ne connaissons pas ici les marchandises précises de Mathurin ni ses clients. Son métier suffit pourtant à poser les bonnes questions sur la maison dans laquelle grandissent ses enfants.
La branche que poursuit l’enquête
Le scénario développé dans le dossier relie Yves de Lanrodec à l’Yves né en 1650, puis à Mathurin et Hélène. Il ouvre vers Olivier Rolland, sieur de la Villejan, et vers Yves Collin et Jacquette Perrot. Ces noms donnent une direction à la recherche. Les notes conservent le statut de cette remontée afin que le lecteur distingue les personnes rencontrées de la parenté encore à démontrer.
Le mot « sieur » accompagne un nom de terre ; « honorable » est une qualification de l’acte. Ils renseignent sur la manière dont une personne est désignée. Le livre leur garde cette saveur ancienne, sans les transformer en titres que les descendants porteraient à leur tour.
Ce qu’une petite mention rend à une famille
Une sœur dans un mariage, un moulin dans une sépulture, un marchand dans un baptême : ce chapitre s’est construit avec peu de mots. Mis côte à côte, ils font apparaître des personnes qui vivaient ensemble, travaillaient et se reconnaissaient. C’est ce mouvement que je cherche : passer du nom isolé à la famille.
Sources et repères de famille
Arbre d’ascendance Yves Rolland, hypothèse, 22 septembre 2026, p. 1–4. Mariage de Louise, 22 septembre 1729 ; Yves–Marguerite, Plouagat, 5 MI 22, vue 953 ; sépulture à Lanrodec, 5 MI 324, vue 63/358 ; baptême de Jean à Allineuc, vue 345/611. Export emmett : Yves Rolland, Sosa 714 ; sa fille, Sosa 357.
Le rapport qualifie de faible confiance la filiation d’Yves vers 1682 à Yves de 1650 ; le prolongement vers Olivier reste conjectural. L’export présente aussi une incohérence de dates dans les générations Toulelan–Lolieric : le chapitre évite donc de reproduire une chaîne chronologique complète qui donnerait cette incohérence pour résolue.
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De Chicandier et Fabian aux générations les plus anciennes, un récit à lire en famille.
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