Les Vargues de Gourdon, deux siècles en Bouriane
Publié le 17 septembre 2026 · Fabian Regairaz
Récit d’ancêtres · Bouriane
Les Vargues de Gourdon, deux siècles en Bouriane
Quatre Pierre Vargues se succèdent dans les registres. Pour les distinguer, il faut suivre les métiers, les lieux et les signatures.
Dans ce récit
I. Une chaîne de métiers
Antoine Vargues, né vers 1600, apparaît comme cordonnier dans le dossier. Son fils Pierre, probablement né vers 1633, devient teinturier à Gourdon. Pierre né le 11 octobre 1656 épouse Bernarde Vidal le 1er décembre 1685 ; l’acte conservé par les archives municipales est un repère majeur de la branche.
II. Le piège des quatre Pierre
Le prénom se transmet de père en fils : Pierre né vers 1695, puis Pierre né vers 1740. Cette répétition n’est pas une preuve en soi. Elle devient lisible lorsque les paroisses, les conjoints et les professions concordent. Le fils de Pierre 1740, Guillaume, est cultivateur et tisserand ; Justin Augustin Vargues devient ensuite maçon à Gourdon.
III. La rupture géographique
Raymond Germain Vargues, né le 27 mai 1848, quitte la Bouriane pour Nantes. La migration ne supprime pas l’ancien monde : elle emporte des savoir-faire, un prénom, des habitudes de boutique et un réseau familial. À Nantes, la branche rencontre l’horlogerie et la confection, puis la génération suivante gagnera Rennes et Alger.
Le mariage du 1er décembre 1685 nomme les parents de Pierre Vargues : Pierre Vargues et Anne Montfort. Le prénom se répète ensuite sur plusieurs générations ; les conjoints et les métiers permettent de séparer les homonymes. La branche descend vers Guillaume, puis Justin Augustin, né en 1808, et Raymond Germain, né en 1848, selon le dossier familial consolidé.
Ce que disent les archives de Gourdon
Le classement des documents municipaux donne un programme de recherche : registres paroissiaux, signatures, cadastre et lieux-dits. La signature de 1685 reste une reproduction soumise à l’accord des archives municipales et de Généaquercy ; elle n’est pas affichée ici tant que cette autorisation n’est pas acquise.
V. Au ras des métiers
La profession change la manière de lire une génération. Le cordonnier travaille pour une clientèle de bourg ; le teinturier intervient dans la chaîne textile ; le cultivateur et le tisserand peuvent partager leur temps entre la terre et l’ouvrage. Le mot « maître » dit une qualification, sans donner à lui seul un état de fortune.
En 1685, Pierre signe son mariage. Cette trace personnelle mérite l’attention, mais elle ne fait ni un bourgeois riche ni un noble. Les actes suivants ramènent vers le travail agricole. L’histoire ne suit pas une montée régulière : elle passe d’une compétence à l’autre, selon les possibilités du lieu et du ménage.
Justin Augustin épouse Élisabeth Dumas à Gourdon en 1834. Leur fils Raymond Germain devient marchand-tailleur. Son mariage au Lude avec Louise Marie Leroux, en 1879, précède l’établissement nantais. Le départ pour Nantes prolonge une histoire de métiers au lieu d’effacer les générations de la Bouriane.
Sources et remerciements
- Généaquercy, Histoire généalogique — La famille Vargues, février 2026. Résumé original ; aucun texte ou cliché du rapport reproduit.
- Documents AM Gourdon — analyse et classement, tableau de travail familial. Mariage Vargues–Vidal, 1er décembre 1685 : AM Gourdon, GG 56, référence du dossier.
- Fabian Regairaz, encart d’ascendance de Louis et Gabrielle : raccord Justin Augustin (1808), Élisabeth Dumas et Raymond Germain (1848).
Filiations présentées selon le dossier familial validé par Fabian Regairaz. Les dates approximatives et les lacunes des pièces demeurent indiquées ; une référence citée n’est pas une nouvelle consultation d’archives.
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