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D’où nous venons · Livre deuxième

Du côté d’Yvonne

Les Huchet, les Toulelan et la Bretagne · XIVe siècle-1926

L’église de Lanrodec, dans les Côtes-d’Armor, vers 1905.
L’église de Lanrodec, dans les Côtes-d’Armor, vers 1905.

Des chevaliers, des cabaretières et des moulins

Yvonne Huchet, votre arrière-grand-mère, est née à Chatou le 24 mars 1926 et morte à Bron en 1998. De tous les livres de ce volume, le sien est celui qui remonte le plus loin : jusqu’au XIVe siècle, dans l’entourage de Bertrand du Guesclin, le connétable de Charles V.

Mais il ne faut pas se laisser éblouir par l’armure. Ce livre est surtout celui des gens de peu : des meuniers et des charretiers de Beauce, des domestiques, une cabaretière du Perche, une femme venue à pied du Limousin, des journaliers qui finissent leurs jours à l’hospice. Le connétable est au bout du chemin ; ce sont eux qui l’ont gardé ouvert jusqu’à nous.

Deux grandes rivières composent ce livre. La première est bretonne et descend du Moyen Âge jusqu’aux jardins maraîchers de la Seine ; elle arrive à Yvonne par sa mère, Marguerite Toulelan. La seconde est beauceronne et reçoit en chemin un affluent du Perche et un autre du Limousin ; elle arrive par son père, Lucien Huchet.

BretagneXIVe s. · du Guesclin, RollandLanrodecXIXe s. · ToulelanLe Perche1713 · Dumans, MasnierLa Creusev. 1773 · Galliot, ChesneauVerdes1736 · HuchetMontesson, 1902Marguerite ToulelanLe Mée, 1828M.-S. ChesneauMoulin Fromont, 1898Lucien HuchetChatou, 1926Yvonne

Les sources de ce livre et leurs confluents.


I · Bretagne · XIVe siècle

Les deux Bertrand

Armes attribuées à la famille du Guesclin : d’argent à l’aigle éployée de sable, à la cotice de gueules brochant.
Armes attribuées à la famille du Guesclin : d’argent à l’aigle éployée de sable, à la cotice de gueules brochant.

Au début du XIVe siècle, près de Dinan, vit une famille de petite noblesse bretonne : les du Guesclin. Deux frères nous intéressent. L’aîné, Robert, est le père d’un garçon né vers 1320 au château de la Motte-Broons, laid, turbulent, bagarreur, que sa mère aurait, dit-on, eu du mal à aimer. Il s’appelle Bertrand. Le cadet, lui aussi prénommé Bertrand, est seigneur de Vauruzé ; il épouse Thomasse Le Blanc.

Nous descendons du second. Il a un désavantage évident : son neveu a pris une avance considérable dans les livres d’histoire. Le même prénom facilite encore la confusion. On voit Bertrand du Guesclin, on croit reconnaître le héros, et la généalogie se retrouve avec un parent qu’elle n’avait pas demandé.

Mais racontons tout de même l’autre Bertrand, puisqu’il est de la famille.

⁂

Le 16 mai 1364, à Cocherel, en Normandie, il remporte pour le roi de France une victoire sur les troupes de Charles de Navarre et leurs alliés anglais. Trois jours plus tard, Charles V est sacré à Reims. On ne pouvait rêver meilleur présent de couronnement. La même année pourtant, à Auray, il est fait prisonnier ; et en 1367, à Nájera, en Castille, il l’est encore, par le Prince Noir. Il faut payer sa rançon. Les héros ont aussi des factures, et le notaire finit décidément par trouver de quoi s’occuper.

En 1370, Charles V lui remet l’épée de connétable, la plus haute charge militaire du royaume. Il la tient dix ans. Il meurt le 13 juillet 1380 devant Châteauneuf-de-Randon, en Gévaudan, pendant un siège. Le roi veut que son corps repose à Saint-Denis, auprès des tombeaux royaux. Un siècle plus tard, Jean Fouquet peindra sa mort pour les Grandes Chroniques de France.

Le connétable est un cousin de notre ligne, pas un ancêtre. Notre chemin passe par son oncle, Bertrand de Vauruzé, et par le fils de celui-ci, Olivier, cousin germain du héros. Après Olivier viennent Guillaume, puis Jean, puis Marie du Guesclin. Avec elle, le nom va changer.


II · Bretagne · XVe siècle-1681

De Marie du Guesclin à Jan Rolland

Marie du Guesclin épouse Lancelot Quenecan. Le patronyme change ; notre chemin continue. C’est souvent ainsi que se perdent les grands noms : non par déchéance, mais par les filles, qui les emportent dans d’autres familles.

Chez les Quenecan, on trouve deux Louis successifs — deux personnes, l’une après l’autre, et non une erreur de copiste. Puis vient Yvon, qui épouse Marguerite Euzan. Leur fille Jeanne, que certains actes appellent Françoise, épouse Thomas Rolland. Nous sommes au XVIe siècle, au cœur de la Bretagne, dans ce pays de collines et de toiles qui s’étend entre Saint-Brieuc et Loudéac.

⁂

Leur fils Jan Rolland épouse Janne Aliette Jouannigot à Saint-Thélo, le 8 octobre 1627. Saint-Thélo est alors l’un des centres du commerce des toiles de lin, les fameuses « bretagnes » que l’on exportait par Saint-Malo jusqu’en Espagne et aux Amériques. Les Rolland de la région y ont leur part.

En 1666, Jan est témoin au mariage de Mathurin Fraboulet et de Marie Rolland. Sacha reconnaîtra ce nom de Fraboulet : c’est celui de sa mère, qui descend elle aussi des Rolland d’Allineuc. Il y a des branches qui se croisent sans prévenir, et des enfants qui, sans le savoir, portent le même pays de deux côtés à la fois.

Jan meurt à Saint-Thélo en 1681. Après lui, les Rolland continuent ; au XVIIIe siècle, Marguerite Rolland épouse Joseph Le Bihan, et c’est par les Le Bihan, puis par Marguerite Lolieric, que la route descend vers Lanrodec, près de Châtelaudren, pays de laboureurs et de meuniers.


III · Côtes-d’Armor, Seine · XVIIIe siècle-1902

De Lanrodec à Montesson

Marguerite Lolieric épouse Pierre Toulelan. Les Toulelan sont de Saint-Clet et de Lanrodec, près de Guingamp. Dans ces paroisses, les moulins ne manquent pas : un Yves Rolland, meunier au moulin de Perrien, y meurt en 1742. Ils forment, au XIXe siècle, une de ces familles bretonnes qui voient partir leurs enfants : la terre est morcelée, les familles nombreuses, et Paris a besoin de bras. Des milliers de Bretons prennent alors le train de l’Ouest pour la capitale et ses environs.

Yves Marie Toulelan est de ceux-là. Avec sa femme, Perrette Pernot, il s’installe dans la boucle de la Seine, à Montesson. On y cultive, sur les terres sablonneuses de la plaine, les légumes qui nourrissent Paris : la plaine de Montesson était l’un des grands jardins maraîchers de la capitale.

Il emporte avec lui plus qu’il ne le sait. Sa mère, Marie Louise Le Flochmoen, née à Lanrodec en 1834 et morte au pays en 1926, descend d’Anne Michel, née à Lanrodec en 1731, mariée en 1754 à Jacques Le Flochmoen, de Plouagat. Au-dessus d’Anne Michel, l’arbre remonte vers la petite noblesse du Goëlo et du Trégor : les Le Roux de Coëtandoc, les Henry de la Motte-Henry, les Pédron du Pré-David, les Le Cardinal de Kernier, sénéchaux de Goëlo, et jusqu’à Yves de Roscerf, chambellan du duc François II et de la duchesse Anne. Ces générations hautes restent à éprouver acte par acte ; je les note ici comme on signale une montagne dans la brume, sans en tracer encore tous les sentiers.

Le 27 août 1902, au hameau d’Houtenon, à Montesson, naît leur fille : Marguerite Toulelan.

Je trouve assez beau que la descendante des du Guesclin soit née au milieu des jardins. La parenté médiévale n’a donné à Marguerite ni château ni rente ; elle lui a laissé un nom qu’elle ignorait peut-être, et une place dans une très longue chaîne de femmes et d’hommes qui, de Marie du Guesclin à elle, ont gardé le chemin ouvert. Le connétable possède ses historiens. Marguerite avait besoin que je commence par ma grand-mère pour arriver jusqu’à lui.


IV · Le Perche · 1596-1797

Du manoir au cabaret

Passons maintenant de l’autre côté de la famille d’Yvonne, vers son père. Il faut d’abord aller dans le Perche, aux confins du Vendômois et de la Beauce, au village du Gault. C’est un pays de bocage, de haies et de chemins creux, où les manoirs de petits gentilshommes se dressent au milieu des métairies.

Le 16 janvier 1596, au Gault, Louis de Lancé, seigneur de Montsoreau, épouse Françoise des Loges, fille de feu noble homme Jacques des Loges, sieur des Hautes-Bichetières. La terre de la Haute-Bichetière, au Gault, deviendra celle des Lancé. La même année, Louis siège au conseil de famille des enfants de son beau-père ; l’année suivante, il plaide contre un voisin, Léonard de Phélines, pour la terre de Chauchepot. Les gentilshommes du Perche passent autant de temps devant les juges que devant leurs chiens.

Louis meurt jeune. Sa veuve se remarie avec François de Phélines, et la Bichetière ne revient qu’en 1622 à leur fils, Louis II de Lancé. Celui-ci se marie deux fois ; du second lit, avec Marie de Sansavoir, naissent dix enfants entre 1636 et 1646. Marie venait très probablement d’une petite maison du Thimerais, les Sansavoir de Bourrique, près de Châteauneuf.

⁂

Parmi les fils de Louis II et de Marie, il y a François, sieur de Monsoreau, baptisé en 1644, et Jacques, sieur de la Morelière. En 1694 et 1695, dans le terrier d’Arville, Jacques de Lancé, écuyer, déclare tenir la Talbotterie et des maisons aux Vigneaux. Une de leurs sœurs, Marguerite, entre chez les religieuses de la Congrégation Notre-Dame, et son père doit négocier sa dot devant un notaire de Châteaudun. Ce sont de petits seigneurs de campagne : ils vivent de leurs métairies, tiennent leur rang à l’église, et se marient entre voisins.

Je n’ai trouvé aucun blason des Lancé qui soit sûr. J’ai donc renoncé à en dessiner un. Il y a des familles qui ne nous ont laissé ni armoiries ni portraits, seulement des terres, des procès et des baptêmes : c’est déjà beaucoup.

Le 10 mai 1722, François assiste encore à une sépulture au Gault et signe l’acte. Mais c’est vers son frère Jacques que notre route se dirige, et elle ne passe pas par le manoir.


V · Le Gault, le Dunois · 1700-1797

La fille de la cabaretière

Au Gault, il y a aussi un cabaret, au lieu-dit la Bouquetière. Il était tenu par Jean Souday, cabaretier, mort en 1700. Sa veuve, Françoise Dumans, garde la maison. Le 1er mars 1713, elle met au monde une fille, qui porte son nom : Françoise Dumans. Le père est donné comme Jacques de Lancé, écuyer, sieur de la Morelière.

La différence de condition attire aussitôt le romancier ; les actes lui imposent de garder les pieds sur terre. Je ne connais ni l’enseigne, ni les tables, ni les habitués. Je sais que la mère tenait un commerce, qu’elle recevait, servait, comptait. Elle n’est pas l’héroïne passive d’un roman amoureux : elle est une femme au travail, veuve, qui mène sa maison. Et c’est son nom, non celui du gentilhomme, que sa fille porte toute sa vie. Du manoir au cabaret, il n’y a que quelques champs ; entre les deux mondes, la distance était pourtant considérable.

La mère meurt en 1740 à La Bazoche-Gouet. La fille épouse Étienne Paulin en 1733. Veuve deux ans plus tard, elle se remarie en 1735 avec René Masnier, bordager, c’est-à-dire exploitant d’une petite ferme, une « borde ». Elle meurt au Poislay en décembre 1780, à soixante-sept ans : deux mariages, un fils, près de sept décennies, bien plus qu’une anecdote de mésalliance. Son fils René, né en 1741, continue la route en Dunois ; le fils de celui-ci, Jean Masnier, né en 1777 à Lanneray, près de Châteaudun, est journalier. Sa fille Marie Anne Sophie naît à Lanneray le 28 novembre 1797. Elle sera domestique.


VI · Creuse, Sarthe, Beauce · vers 1773-1898

Une femme venue du Limousin

Vers 1773, à Saint-Pierre-de-Fursac, dans la Creuse, naît une fille : Marie Galliot. Son père s’appelle Jean, dit Bargeaus, et son nom s’écrit tantôt Gouyou, tantôt Gayot, tantôt Galliot, selon l’oreille du curé. Les graphies anciennes ne fonctionnent pas comme notre habitude d’un nom fixé une fois pour toutes. Le surnom, souvent, identifie mieux que le patronyme.

La Creuse de ce temps est un pays pauvre qui envoie chaque printemps ses hommes au loin : les maçons de la Creuse sont célèbres dans toute la France, et les femmes, parfois, suivent. Marie quitte le pays de Fursac. Je ne sais ni quand ni comment. Je la retrouve dans la Sarthe, mariée à Jean Chesneau, bordager, né à Berfay en 1777 ; leur fils Jacques naît au lieu-dit les Coudères, à Berfay, le 15 août 1801.

⁂

La famille glisse ensuite vers la Beauce, à La Ferté-Villeneuil. Et là, un mot revient dans les actes avec une insistance qui serre le cœur : l’hospice. Jean Chesneau meurt à l’hospice de La Ferté-Villeneuil en 1817, à trente-neuf ans. Marie Galliot y meurt en 1837. Leur fils Jacques, journalier, meurt à l’hôpital en 1844.

Jacques avait épousé Marie Anne Sophie Masnier, la petite-fille de la cabaretière du Gault. Leur fille Madeleine Sophie Chesneau naît au Mée en 1828 ; elle épouse Aventin Dumazinelle, né à l’hospice de Châteaudun en 1819. Tous deux finiront à l’hospice de La Ferté-Villeneuil, lui en 1891, elle en 1898.

Ces fins de vie donnent à la branche un ton bien différent des portraits ministériels ou des chroniques de chevalerie. Elles appartiennent pourtant au même livre. L’hospice, au XIXe siècle, n’est pas seulement un lieu de soins : c’est le dernier refuge de ceux qui n’ont plus rien, ni terre, ni maison, ni enfant en état de les recueillir. Je ne veux pas le cacher. Le chemin vers votre arrière-grand-mère possède aussi ces adresses-là.

Leur fille Marie Émerance Dumazinelle naît le 27 mars 1852 à Romilly-sur-Aigre. Elle se marie à seize ans ; elle est domestique en 1868, cultivatrice en 1899. Elle épousera un Huchet.


VII · Beauce, Chatou · 1736-1926

Le moulin, puis les jardins

La Beauce et la vallée du Loir, pays des Huchet.
La Beauce et la vallée du Loir, pays des Huchet.

Les Huchet sont de Verdes, dans le Loir-et-Cher, à la limite de la Beauce. Laurent Lubin Huchet y naît en 1736 ; il est blâtier, c’est-à-dire marchand de blé, et journalier. Son fils Toussaint Laurent Michel, né en 1787, est domestique et épouse Geneviève Neveu, couturière. Leur fils Pierre Étienne, né en 1820, est charretier ; il meurt à trente-quatre ans en laissant de jeunes enfants à Thérèse Ambroisine Coupeau, domestique.

Le 17 juin 1847, à Verdes, naît leur fils Charles Ferdinand. Il sera tour à tour charretier, journalier, meunier-cultivateur et équarrisseur. Un seul homme peut avoir plusieurs vies professionnelles, et les notices ne donnent pas toujours les passages de l’une à l’autre. L’équarrisseur appartient à cette histoire autant que le meunier. Une belle édition ne devrait pas se croire obligée de nettoyer les métiers avant de les imprimer.

Charles Ferdinand épouse Marie Emerance Dumazinelle. Leur fils Charles Désiré naît à Charray le 16 octobre 1869. Il est garçon meunier, puis meunier. Le 9 décembre 1893, à Binas, il épouse Marie Colette Mégret, domestique.

La mère de Marie Colette mérite une halte. Eugénie Flavie Savalle, née en 1849 à La Ferté-Villeneuil, s’est mariée à dix-huit ans avec Adolphe Adrien Mégret, tour à tour journalier, charretier, domestique, mercier. Elle-même est couturière en 1867, mercière en 1874 et en 1893. La couture et la mercerie sont voisines sans être identiques : la couturière fait le vêtement, la mercière vend le fil, les boutons, les rubans sans lesquels il ne tient pas. Une bobine ne fait pas rêver comme un tableau de maître ; un livre de famille se tromperait d’échelle s’il réservait ses grandes pages aux ancêtres qui ont laissé une œuvre ou un titre. Eugénie meurt en 1907.

⁂

Le 22 juillet 1898, Lucien Huchet naît au Moulin Fromont, à La Ferté-Villeneuil. L’adresse porte le travail de la famille : elle réunit pour un instant le logement, la naissance et le métier des adultes. On imagine la roue, le bruit de l’eau, la farine partout, l’odeur du grain.

Mais Lucien ne sera pas meunier. En 1921, il est ouvrier maraîcher. Comme tant de ruraux de sa génération, il a quitté la Beauce pour la région parisienne, où les jardins de la boucle de la Seine ont besoin de bras. C’est là qu’il rencontre une Bretonne de Montesson, Marguerite Toulelan, qu’il épouse en 1921.

Les deux rivières se rejoignent. Le 24 mars 1926, à Chatou, naît leur fille : Yvonne Marguerite Huchet.

Chatou, sur la Seine, c’est l’île des impressionnistes, la maison Fournaise, les guinguettes où Renoir peignit le Déjeuner des canotiers. C’est aussi une ville de maraîchers et d’ouvriers. Yvonne y grandit. Un jour, elle y rencontrera un jeune Parisien nommé Jean Marcel Regairaz. Ils y auront un fils, Christian, le 24 mai 1947. Mais cela, c’est la fin du livre.

Lucien meurt à Chatou en 1964 ; Marguerite, à Lyon, en 1972. Yvonne sera mère au foyer. Elle portait, sans en faire des titres, un connétable et un équarrisseur, une cabaretière et des chevaliers. Elle n’avait pas besoin de les nommer : ils étaient déjà là, dans les personnes dont elle venait.

Fin du livre deuxième


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XIVe siècle · galerie patrimoniale

Dans la famille de Bertrand du Guesclin

Le connétable appartient à la parenté collatérale. La lignée suivie dans le livre passe par son oncle Bertrand, seigneur de Vauruzé, puis par Olivier, Guillaume, Jean, Marie du Guesclin et les Quenecan. Les images ci-dessous sont des reproductions historiques ou des photographies de monuments existants : elles donnent au récit un décor réel sans transformer un lieu en propriété familiale lorsque les actes ne le démontrent pas.

Bertrand du Guesclin reçoit l'épée de connétable de Charles V, miniature médiévale
Bertrand du Guesclin reçu connétable par Charles V. Miniature des Grandes Chroniques de France, Maître de Boucicaut, British Library. Œuvre du domaine public.
Château de Montmuran
Château de Montmuran, Les Iffs. Le monument est officiellement associé à Bertrand du Guesclin dans la base Mérimée ; la tradition et les sources patrimoniales le rattachent notamment à son adoubement et à son mariage avec Jeanne de Laval. Photo Fanchonline, Wikimedia Commons.
Gisant de Bertrand du Guesclin à Saint-Denis
Gisant de Bertrand du Guesclin, basilique Saint-Denis. Jérémie Rocher, CC BY-SA 4.0.
Armoiries de Bertrand du Guesclin
Armoiries attribuées à Bertrand du Guesclin. D’argent à l’aigle de sable, avec cotice ou bâton de gueules brochant selon les sources héraldiques. Wikimedia Commons.
Robert II du Guesclin
Bertrand du Guesclin
connétable de France
parent collatéral
frères
Bertrand, seigneur de Vauruzé
× Thomasse Le Blanc
Olivier du Guesclin
Guillaume puis Jean du Guesclin
Marie du Guesclin
× Lancelot Quenecan
notre lignée

Le prestige du connétable reste à sa juste place : il éclaire la famille, mais la filiation directe continue par la branche de Vauruzé.

Sources iconographiques : Wikimedia Commons ; patrimoine : Ministère de la Culture, base Mérimée. Les filiations sont celles retenues dans l’édition familiale.