FABIAN REGAIRAZ · HISTOIRE FAMILIALE
L’or, puis la terre
Manosque · XVIe–XVIIIe siècles

Dans la branche de Célestine Michel, une femme nous ramène à Manosque : Marie Chabran, née en 1697. Son père Augustin est qualifié de travailleur de terre. C’est par elle que nous entrons dans ce dossier provençal, avant de regarder les noms plus anciens.
Le récit transmis remonte vers Nicolas et André Chabran ou Chabrand, orfèvres. Il situe en 1554 le mariage de Nicolas avec Melchionne Bleyn, issue d’un milieu marchand. Valensole et Forcalquier apparaissent autour de ces alliances. L’atelier, même lorsqu’il tient dans une ville, appartient à un réseau plus vaste.
Entre ces orfèvres et Augustin, le raccord demande toutefois à être repris : Claude dans l’arbre, Sauvaire dans une autre présentation familiale. Je conserve les deux indications dans les notes. Le nom identique ne suffit pas à faire disparaître une génération gênante.
L’or, puis la terre : le titre pourrait annoncer une chute. Il faudrait pour cela connaître les patrimoines, les revenus, les décisions et les circonstances. Un métier agricole n’est pas un certificat de ruine. À force de regarder les objets précieux, on risque de faire peu de cas de ceux qui nourrissaient les autres.
Marie, elle, ne se réduit pas à un passage entre deux hommes. Elle est celle dont la descendance rejoint Pierre Michel, Laurent Joseph, Pierre Noël, Jean Baptiste André et Célestine. La remontée vers les orfèvres reste discutée ; ce chemin plus proche est celui que l’arbre présente. Je peux vous donner ces personnes, leurs alliances et leur ville. Aucun château emprunté à un homonyme ne rendrait leur histoire plus intéressante.
Sources. Livre familial fourni, chapitre 5, p. 25–28. Arbre actualisé : notices Sosa 545 (p. 38), 272 (p. 22), 136 (p. 13), 68 (p. 7), 34 (p. 4), 17 (p. 2), 8 (p. 1), 4 (p. 1).