FABIAN REGAIRAZ · HISTOIRE FAMILIALE
Sept heures chez Arthur
Maure-de-Bretagne · mars 1643

Le 17 mars 1643, vers sept heures du matin, Arthur Marchant fait son testament dans la salle basse de sa maison. Il est malade. Jeanne Guischart, son épouse, a été inhumée quatre jours auparavant, selon les relevés familiaux. Arthur sera lui-même inhumé le 20 mars.
Il est notaire, sieur de La Lande, appelé « le jeune ». Celui qui met les volontés des autres par écrit doit maintenant exprimer les siennes. Il demande à reposer auprès de Jeanne. Le texte nomme son fils Olivier et contient des legs ainsi que des dispositions pieuses.
Nous n’avons besoin d’ajouter ni une chandelle ni une main tremblante. L’heure, la salle et le souhait suffisent. Le document nous donne un moment précis entre deux inhumations. Il ne raconte pas tout le mariage ; il conserve ce qu’Arthur a voulu faire écrire après la mort de sa femme.
Le testament est connu ici par la transcription familiale citée dans le livre, avec une référence aux Archives d’Ille-et-Vilaine, 2 G 173. L’original n’a pas été joint. La cote demeure pour que la recherche puisse reprendre à la bonne porte.
La descendance de l’arbre passe par Olivier, Raoulette Marchand, Péronnelle Pérotheaux, Jeanne Delannée et les Perrault, avant de rejoindre les Cadet et les Vargues. En revanche, la remontée au-dessus d’Arthur est interrompue : le père proposé est donné né après lui.
Quelques siècles nous séparent de la salle basse. La demande de reposer près de Jeanne conserve pourtant une proximité que beaucoup de longues notices n’atteignent pas. Il reste une phrase, un fils nommé, et très peu de jours devant celui qui dicte ses volontés.
Sources. Livre familial fourni, chapitre 20, p. 89–92. Arbre actualisé : notices Sosa 6940 (p. 153), 3470 (p. 114), 1735 (p. 78), 867 (p. 51), 433 (p. 30), 216 (p. 18), 108 (p. 10), 54 (p. 6), 27 (p. 3), 13 (p. 2), 6 (p. 1). Transcription citée : AD Ille-et-Vilaine, 2 G 173, testament du 17 mars 1643. Original non joint.