FABIAN REGAIRAZ · HISTOIRE FAMILIALE
Dix heures, à Toulon
Toulon · 12 novembre 1885

Le mariage a lieu à dix heures. Le 12 novembre 1885, François Regairaz épouse Célestine Michel à Toulon. Les sentiments des mariés nous échappent ; leur rendez-vous nous est resté. François a vingt-huit ans. Il vient des Déserts et a vécu à Paris avant son installation toulonnaise, d’après le relevé familial.
Célestine est née à Toulon en 1858. Son père, Jean Baptiste André Michel, est agent comptable de la Marine. Sa mère s’appelle Rosalie Alexandrine Gros. L’alliance réunit une famille savoyarde et des attaches provençales que l’arbre permet de suivre bien au-delà du port.
Le relevé ne mentionne pas de contrat de mariage. Le notaire en moi le remarque. L’historien de famille s’interdit d’en tirer un inventaire de leur fortune. Un couple sans contrat peut posséder des biens ; un contrat peut concerner des gens fort modestes. Il faut lire ce qui est écrit, même lorsque notre métier nous donne envie d’ajouter un commentaire.
Marcel naît l’année suivante. Ici, les sources ne coïncident pas exactement : l’arbre indique le 4 novembre 1886 ; le livre distingue une naissance le 2 et une déclaration le 4, d’après l’acte numéro 1565. Cette différence attend la relecture de l’original. Le père y est signalé absent, sans explication qui nous autorise à raconter pourquoi.
Marcel deviendra militaire. En 1923, son union avec Marguerite Mercier fera entrer le Cambrésis dans cette branche ; leur fils Jean Marcel naîtra à Paris. La famille repartira. Mais, pour un matin de novembre, nous pouvons la retrouver ici : deux époux, une ville portuaire, et un Savoyard dont la mère disparue demeure nommée dans les papiers.
Sources. Livre familial fourni, chapitre 4, p. 21–24. Arbre actualisé : notices Sosa 16 (p. 2), 8 (p. 1), 4 (p. 1).