Fabian RegairazGénéalogie familialeL’Office notarial ↗
Aller au contenu

Histoire familiale de Fabian Regairaz · 6/8

Les Vargues : distinguer quatre Pierre, retrouver leurs métiers

Façade de Saint-Pierre de Gourdon, évocation du territoire Vargues.
Saint-Pierre de Gourdon, le 26 octobre 2013. Le lieu d’origine des Vargues, photographié par Didier Descouens. Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0. Conversion WebP sans recadrage.
Dans ce récit
  1. L’histoire
  2. La seconde Savoie : les Gallois d’Ugine
  3. Raymond, le tailleur entre Gourdon et Nantes
  4. Les objets voyagent mieux que les listes
  5. Les quatre Pierre, puis les visages
  6. Poursuivre et comparer nos recherches

L’histoire

Deux Pierre dans un même acte

Le 1er décembre 1685, Pierre Vargues épouse Bernarde Vidal. Son père s’appelle aussi Pierre ; sa mère, Anne Montfort. Deux générations portent donc le même prénom dans cette seule pièce. Le dossier en compte quatre : les alliances, les parents, les lieux et les dates permettent de les distinguer.

Un arbre trop vite résumé ferait de ces Pierre un seul homme ou ajouterait une génération au mauvais endroit. Je garde chaque couple à sa place. Lorsque la naissance n’est connue qu’approximativement, cette imprécision accompagne la personne.

Des métiers autour de Gourdon

Les notices présentent Antoine, cordonnier, puis un Pierre teinturier à Gourdon. Plus tard viennent Guillaume, cultivateur et tisserand, et Justin Augustin, maçon. Gourdon, Saint-Romain et Saint-Cirq-Souillaguet donnent à cette histoire son territoire bourian.

Le cuir, la teinture, le textile, la terre et la construction : ces métiers donnent des prises concrètes sur les vies. L’équipement d’un atelier ou les conditions d’une exploitation demanderaient des inventaires et des baux. Les professions déjà relevées suffisent toutefois à distinguer des parcours derrière les prénoms répétés.

Un horloger à Nantes, les Leroux dans la Sarthe

Louis Vargues, mon arrière-grand-père, naît à Nantes en 1888 et devient horloger. Son mariage avec Gabrielle Cadet ouvre ensuite l’histoire rennaise. Entre la Bouriane et Nantes, les étapes du déplacement doivent être suivies personne par personne ; la distance entre deux lieux ne raconte pas, à elle seule, un voyage.

L’ascendance de Louis conduit aussi aux Leroux du Lude. Dans le prolongement sarthois du dossier figure Mathurin Poulle, notaire royal à Torcé-en-Vallée. Sa profession, un nom de terre et un éventuel statut nobiliaire demandent des lectures distinctes. Le détail de la chaîne qui le relie aux Leroux reste à présenter avec ses pièces.

L’atelier d’horlogerie de Louis Vargues à Rennes en 1925
L’atelier d’horlogerie, Rennes, 1925. Collection familiale ; fascicule de Robert Vargues, 2002.

La seconde Savoie : les Gallois d’Ugine

Deux frères quittent Ugine et se marient à La Ferté-Bernard, en 1699 et 1702. Le récit suit les Gallois, puis les alliances Chevignier et Leroux qui nous ramènent aux Vargues. Lire leur histoire et découvrir le bourg d’Ugine →

Les Regairaz ne sont pas notre seule ouverture savoyarde. Par les Leroux et les Chevignier, le livret remonte vers les Gallois d’Ugine. Un Gallois né en 1672 se retrouve à La Ferté-Bernard, où il épouse Renée Guilpin en 1699. Le déplacement est celui d’une autre branche : il ne démontre aucun lien avec les Regairaz des Bauges.

Au XIXe siècle, Jean Chevignier, orfèvre né en 1785 et mort en 1844, et Anne Françoise Gallois se marient en 1809. Louis Eugène Leroux, bijoutier-horloger, épouse Juliette Angéline Chevignier au Lude en 1853. Ces alliances donnent du relief aux ateliers que l’on retrouve ensuite dans les souvenirs des Vargues.

Plus loin, Rennes puis Alger donnent aux métiers de l’horlogerie un cadre que les photographies familiales permettent de regarder. La maison de Louis et Gabrielle est l’un de ces lieux où les archives écrites rejoignent une mémoire transmise.

Sources et repères de recherche

Compléments : D’où nous venons, branches Leroux–Chevignier–Gallois et Gallois d’Ugine ; fascicule de Robert Vargues, 2002, pour les photographies et souvenirs d’atelier.

Raymond, le tailleur entre Gourdon et Nantes

Entre les métiers de la Bouriane et l’horlogerie de Louis, l’arbre complet redonne sa place à Raymond Germain Vargues. Né à Gourdon en 1848, il est qualifié de tailleur. Son père, Justin Augustin, est cultivateur et maçon ; sa mère, Élisabeth Dumas, apparaît comme cultivatrice et fille de service. Avec Raymond, le travail de l’étoffe prend une nouvelle place dans cette succession familiale.

La mère de Louis, Louise Marie Leroux, est née au Lude en 1856. Elle apporte la branche des Leroux et des Chevignier. Son père Louis Eugène est horloger au Lude ; sa mère Juliette Angéline Chevignier appartient à la famille de Jean Chevignier, orfèvre. Lorsque Louis Vargues devient horloger, le métier est donc déjà présent dans son ascendance maternelle. Les conditions de son apprentissage restent distinctes de ce constat.

Le portrait des trois garçons de Raymond — Paul, René et Louis selon la légende de l’album — donne à cette génération une image. Les enfants se tiennent proches les uns des autres. Les dossiers qui distinguent patiemment quatre Pierre dans les siècles anciens deviennent soudain une photographie de trois frères. Le patronyme a cessé d’être seulement une difficulté de classement.

Trois jeunes garçons en costume, se tenant par l'épaule
Paul, René et Louis, les trois aînés de Raymond Vargues, selon la légende de l’album. Datation proposée : vers 1896, à confirmer. Collection familiale ; fascicule de Robert Vargues, 2002.

Les objets voyagent mieux que les listes

Chez Louis, les établis de Rennes prolongent cette histoire des métiers. Puis l’album montre le magasin d’horlogerie-bijouterie d’Alger. Le même travail relie deux villes sans que nous ayons besoin d’inventer le contenu des caisses du déménagement. La devanture, les portraits, les enfants au jardin suffisent à faire apparaître une nouvelle vie familiale.

Gabrielle Cadet apporte de son côté les Perrault, les Cambray et les Bessin des Gobelins. Le mariage ne réunit pas deux branches semblables : il rapproche le Quercy et le Maine de Louis d’un autre ensemble, parisien et breton. C’est de leur couple que vient Bernard, notre grand-père maternel. L’histoire de l’horloger est donc le point où ces recherches se rejoignent.

La photographie du Jardin d’Essai porte les prénoms de Bernard, Madeleine, Louis, Gabrielle et Robert. Après tant de générations lointaines, ces cinq personnes donnent au lecteur une halte. Nous sommes au terme provisoire du voyage depuis Gourdon : une famille réunie à Alger, que les enfants et les petits-enfants ramèneront ensuite vers d’autres villes.

Deux portraits en pied : un homme en costume et une femme en robe sombre
Louis Vargues et Gabrielle Cadet à Rennes, en 1925. Collection familiale ; fascicule de Robert Vargues, 2002.
Famille debout sur un petit pont de bois dans un jardin botanique
La famille Vargues au Jardin d’Essai d’Alger : Bernard, Madeleine, Louis, Gabrielle et Robert. L’album propose 1939, avec une réserve sur la date. Collection familiale ; fascicule de Robert Vargues, 2002.

Les quatre Pierre, puis les visages

Il a fallu distinguer les Pierre pour que le chemin reste juste. Il faut maintenant regarder les visages pour qu’il reste vivant. Le cordonnier, le teinturier, le maçon, le tailleur et l’horloger appartiennent à des générations différentes. Leurs descendants finissent par se retrouver sur les pages d’un même album. Louis y est auprès de Gabrielle ; Bernard est là. Nous ne sommes plus très loin de chez nous.

Sources, filiations et pistes de recherche

Sources et questions ouvertes

Ce chapitre est une synthèse des dossiers familiaux cités ci-dessous. Les relevés et les témoignages y restent distingués des actes originaux.

Contexte : les métiers empêchent les confusions

Le Quercy familial se précise autour de Gourdon, de Saint-Romain et de Saint-Cirq-Souillaguet. Le dossier fait apparaître un cordonnier, un teinturier, un cultivateur-tisserand et un maçon. Ces qualifications donnent des prises matérielles : le cuir, la couleur, le travail textile, la terre et le bâtiment. Elles n’autorisent pas à reconstruire l’équipement exact d’un atelier sans inventaire.

Dans le Maine, les Leroux conduisent vers Le Lude ; les Poulle ouvrent notamment le dossier d’un notaire à Torcé-en-Vallée. Les distances et les métiers imposent de conserver les étapes. On ne déduit pas le départ d’une personne de la seule présence ultérieure de son nom ailleurs.

Les repères et les questions ouvertes

Le récit des Vargues gagne à rester centré sur la Bouriane, sans ajouter une bastide particulière au seul motif que ce type de ville évoque le Quercy. Gourdon est ici un lieu familial nommé. L’architecture d’une photographie moderne ne constitue ni la maison d’un ancêtre ni la preuve qu’il y a travaillé.

Les mots sieur, seigneur, écuyer ou notaire, lorsqu’ils apparaissent dans un dossier, ne sont pas substituables. La terre, son nom, une profession et la noblesse juridique demandent des preuves différentes. La présentation ne transforme donc pas un office ou une désignation territoriale en titre héréditaire.

Références des documents et dossiers

Le récit des Vargues de Gourdon et les notices familiales constituent les textes consultés. Le dossier cite les registres conservés aux Archives municipales de Gourdon pour le mariage du premier décembre 1685, ainsi qu’une étude généalogique consacrée à la famille Vargues. Les réserves de cette étude doivent accompagner les informations reprises.

Pour les Poulle, les indications utilisées viennent du dossier des notaires de Mon arbre. Aucune série sarthoise n’est annoncée comme directement consultée pour cette synthèse. Le chapitre rennais poursuit le parcours par Gabrielle Cadet et ses propres branches.

Comment lire les degrés de certitude

Compléments de cette édition : arbre familial complet emmett, export transmis le 21 septembre 2026, rapproché des dossiers cités ci-dessus. Les filiations de cet export restent distinguées des actes originaux et des raccords encore à vérifier.

Poursuivre et comparer nos recherches

Vous êtes cousin, portez l’un de ces noms ou avez rencontré ces personnes dans un registre ? Comparons nos recherches, avec un lieu, une personne décédée et la référence de votre document. Une correction sourcée aide à faire avancer le dossier.

Branche partagée avec l’humoriste Chicandier.

Revenir aux huit territoires · Les livres nés de cette recherche · Vous cherchez vos ancêtres ?