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Histoire familiale de Fabian Regairaz · 1/8

Aux Déserts, plusieurs familles portent le nom Regairaz

Vue hivernale du territoire des Déserts depuis le mont Margériaz en décembre 2012
Le territoire des Déserts vu du Margériaz, le 23 décembre 2012. Ce paysage hivernal situe le pays de la famille ; il ne représente pas les événements de septembre 1867. Florian Pépellin, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0. Image réduite, sans recadrage.
Dans ce récit
  1. L’histoire
  2. Claudine Boisson : descendre à Chambéry pour retrouver les Bauges
  3. Étienne Regairaz et Barbe Perrin : remonter la branche Vuillerme
  4. Des Bauges aux familles de l’écrit
  5. Dans l’arbre, les femmes changent le paysage
  6. François emporte le nom hors des Bauges
  7. Le pays contenu dans un nom
  8. Poursuivre et comparer nos recherches

L’histoire

Un nom, plusieurs branches

Aux Déserts, le nom Regairaz revient de génération en génération. Il faut lire la suite : Vuillerme, Thomas, Badin, Le Rey, Tavillon. Ces désignations, conservées dans mes dossiers, deviennent précieuses lorsque plusieurs hommes portent aussi le même prénom. Un conjoint, un hameau, un surnom : l’identité se précise par ces petits écarts.

La lignée dite Vuillerme est l’un des fils de cette recherche. Son surnom n’a pas encore livré son origine. Je le conserve dans les noms, avec les variantes rencontrées, car l’effacer rendrait les personnes plus difficiles à reconnaître.

Septembre 1867 : trois décès en neuf jours

Le relevé familial place au 1er septembre les décès de Pernette et de son mari Roux. Le 9, Sophie Monod meurt à son tour. Elle est la mère de François Regairaz, alors âgé de dix ans ; son dossier compte neuf naissances avant sa mort. Trois deuils si proches frappent le lecteur. Leur cause commune éventuelle demeure inconnue, comme l’organisation du foyer après la disparition de Sophie.

Dix-huit ans plus tard, son nom reparaît à Toulon dans l’acte de mariage de François avec Célestine Michel. La mère décédée relie ainsi deux lieux et deux moments : l’enfance savoyarde et le mariage provençal. L’acte garde cette trace sans expliquer pourquoi François a quitté les Déserts.

À Aillon-le-Vieux, le travail de l’écrit et celui du verre

Un autre dossier suit César Pavy et son fils Bernard, tous deux notaires. L’alliance de Bernard avec les Breton d’Allèves conduit à un milieu de maîtres-verriers. Ce voisinage de métiers me retient : les uns rédigent et conservent les actes, les autres travaillent le verre. Le détail des ateliers et de leurs transmissions reste à retrouver.

Le dossier Renaud Barat d’Aillon-le-Vieux conserve son entrée propre : sa jonction nominative avec ces familles n’est pas exposée. Poursuivre avec le mariage de François à Toulon.

La croix de Savoie. De gueules à la croix d’argent. Armes de la maison de Savoie, employées ici comme repère du territoire des Regairaz. Elles ne sont pas des armes familiales Regairaz. Dessin éditorial d’après les notices armoriales du livret familial D’où nous venons, 2026.

Claudine Boisson : descendre à Chambéry pour retrouver les Bauges

La nouvelle pièce Jolens–Boisson ramène au 10 août 1779, à Saint-Léger de Chambéry. Claudine est dite fille d’Henry, native de Servolex. Sa fille Péronne épouse Vital Bouvard aux Déserts en 1804. Entre les deux, la famille passe par Thoiry. La succession d’Antoine Jolens, déclarée en 1807, décrit quelques bois et broussailles ; Claudine n’y est pas nommée.

Lire le récit de Claudine et les références du rapport de recherche.

Étienne Regairaz et Barbe Perrin : remonter la branche Vuillerme

Un extrait de mon arbre Geneanet prend pour point de départ Étienne Regairaz dit Vuillerme, né vers 1792 aux Déserts et mort dans la même commune le 5 janvier 1862. Il le qualifie de laboureur. Son épouse, Barbe Perrin, est donnée née en 1795 et morte le 9 avril 1879 ; elle est qualifiée de ménagère. L’extrait ne fournit pas leur date de mariage.

Les parents d’Étienne y sont Pierre Regairaz dit Vuillerme, cultivateur (1760–1835), et Pernette Regairaz dit Thomas (1770–1816). Leur mariage est indiqué le 22 février 1791 aux Déserts. Le même patronyme apparaît donc des deux côtés du couple, avec des désignations de branche différentes. Ce constat ne suffit pas à mesurer une éventuelle parenté entre les époux.

Trois générations telles que les présente l’export

  1. Claude Regairaz dit Vuillerme et Françoise Viand (Vian)
    Mariage indiqué le 13 février 1748 aux Déserts.
  2. Leur fils Pierre et Pernette Regairaz dit Thomas
    Mariage indiqué le 22 février 1791 aux Déserts.
  3. Leur fils Étienne et Barbe Perrin
    Étienne est le point de départ de cet export d’ascendance.

Source : extrait d’ascendance d’Étienne Regairaz dit Vuillerme, pages 1–2. Ces filiations sont déclarées dans l’arbre ; les actes originaux ne sont pas joints. La descendance reliant Étienne à François, puis à moi, ne figure pas dans cet extrait : elle n’est pas complétée ici.

Les femmes et les autres noms de la branche

Barbe est donnée fille d’Antoine Perrin et de Jeanne Regairaz dit Badin. Dans l’ascendance de Pernette apparaissent Antoine Regairaz dit Thomas et Françoise Regairaz dit Thomas ; cette dernière est rattachée à Joseph Regairaz dit Cavillon et Andréa Blard. Andréa est donnée fille de Benoit Blard et d’Étiennette Chapperon. Je conserve ces désignations exactement à leur niveau : leur différence demande une vérification dans les actes, pas une harmonisation des noms.

Plus loin, Étiennette Guelloz est située au village du Chesne, à Puygros. Joseph Lapraz est donné mort à Saint-Jean-d’Arvey en 1700. Ces indications élargissent les lieux de recherche ; elles ne suffisent pas à tracer un déplacement individuel entre ces communes.

Dates et identités à vérifier dans cet export
  • Pernette, page 1 : naissance le 14 avril 1770, baptême le 4 avril 1770. Le baptême précède la naissance déclarée : au moins une donnée doit être contrôlée.
  • Ses parents, page 1 : leur mariage est indiqué le 16 avril 1775, après sa naissance. Ce décalage appelle la lecture des actes sans prouver, à lui seul, une erreur de filiation.
  • Adrien Viand, page 2 : décès le 25 février 1749 et inhumation le 22 mai 1749. L’écart doit être éclairci.
  • Clauda Vullierme, page 2 : née en 1684, donnée décédée « avant 1808 ». Cette borne très large n’est pas une date de décès ni une preuve de longévité.
  • Étiennette Guelloz, page 3 : deux Charles Regairaz sont présentés comme conjoints ; le second mariage est daté de 1697 tandis que Pierre, rattaché au premier, naît en 1714. Identité des conjoints, attribution de l’enfant et dates restent à contrôler.
  • Lapraz, pages 4–5 : « À St Jean d’Arvey Et Thoiry » occupe un champ de prénom. C’est un libellé géographique à élucider, pas un prénom à raconter. Louise Molen et Louysa Mollens demandent aussi une comparaison avant toute fusion.

Les numéros de cet export sont ceux des ascendants d’Étienne. Ils ne sont pas mes numéros Sosa. Les notes des pages 5 à 8 renvoient principalement à d’autres arbres Geneanet : elles donnent des pistes de vérification, sans constituer une nouvelle lecture d’actes.

Des Bauges aux familles de l’écrit

À Aillon-le-Vieux, Bernard Pavy et son père César exercent comme notaires. Les dossiers beaucerons et maternels font apparaître d’autres métiers de l’écrit, avec les Bigot, les Poulle et les Testaud. Suivre ces familles dans les actes →

Dans l’arbre, les femmes changent le paysage

À suivre seulement le nom Regairaz, on pourrait croire la famille enfermée dans une même suite de maisons et de surnoms. Il suffit de prendre le chemin de Sophie Monod pour que le paysage s’ouvre. Sa mère, Claudine Bouvard, est née aux Déserts en 1814. Les parents de Claudine sont Vital Bouvard et Péronne Jolens. Plus haut vient Claudine Boisson, retrouvée au mariage de Chambéry de 1779.

Vital est qualifié de cabaretier dans l’export familial ; Péronne, de cabaretière et cultivatrice. Ces métiers introduisent un autre lieu de vie que le champ ou l’étude du notaire. Le dossier ne donne pas l’enseigne de leur établissement. Il donne un couple qui travaille et dont la fille rejoindra les Monod. Ce monde-là est aussi directement le nôtre que celui des Regairaz dits Vuillerme.

De l’autre côté de Sophie, les Monod conduisent aux Pavy d’Aillon-le-Vieux. L’arbre déroule Jeanne Françoise Pavy, Josephte Tornassat, Josephta Petit Gros et Berthe Renaud. Une suite de femmes traverse les patronymes et ramène jusqu’à nous le souvenir de Bernard Pavy, notaire, et de Melchiotte de Breton, fille d’un maître-verrier d’Allèves. Le nom Regairaz est une entrée. Les alliances sont toutes les portes qu’il permet ensuite d’ouvrir.

Maisons et relief du bourg d’Allèves en Haute-Savoie, pays de Melchiotte de Breton
Allèves, le bourg, le 14 juillet 2013. Melchiotte de Breton est née dans cette commune ; la photographie ne localise pas la maison familiale. Torsade de Pointes, Wikimedia Commons, CC0. Image réduite, sans recadrage.

François emporte le nom hors des Bauges

Le mariage toulonnais retrouve François après un passage à Paris. Il vient d’arriver dans la ville où vit Célestine Michel. Ce déplacement donne un autre sens aux Déserts : le village n’est plus seulement le lieu où l’on cherche les générations anciennes ; il devient le pays quitté par un homme dont la descendance poursuivra sa route ailleurs.

La filiation garde le lien avec ce départ. François est le père de Marcel, Marcel celui de Jean Marcel, notre grand-père. Laurent Regairaz, connu sous le nom de Chicandier, et moi portons ce même patronyme. Mais derrière ses deux syllabes se trouvent déjà les Monod, les Bouvard, les Jolens et les femmes des Bauges. Notre nom voyage avec une foule.

Les variantes anciennes reprennent alors leur relief. Vuillerme, Thomas, Badin ne sont pas des curiosités à collectionner. Elles permettent de retrouver les personnes dans un village où le nom principal ne suffit pas. Ce que l’on distingue dans les registres finit par former, pour nous, une famille précise : des cultivateurs, des cabaretiers, des notaires, des enfants qui restent et d’autres qui partent.

Le pays contenu dans un nom

Je quitte les Déserts avec davantage qu’une origine sur une carte. J’y ai retrouvé des façons de se nommer, des métiers, des femmes dont je ne porte plus le patronyme et un enfant qui deviendra un marié de Toulon. Laurent et moi sommes loin des maisons de ces familles. Leur histoire tient pourtant encore dans notre nom, à condition de prendre le temps de l’ouvrir.

Sources, filiations et pistes de recherche

Sources et questions ouvertes

Ce chapitre est une synthèse des dossiers familiaux cités ci-dessous. Les relevés et les témoignages y restent distingués des actes originaux.

Contexte : un nom ne suffit pas

Dans la vallée, le nom Regairaz revient assez souvent pour que les distinctions de branche deviennent précieuses. Vuillerme, Thomas, Badin, Le Rey et Tavillon sont conservés dans les dossiers. Leur présence oblige à lire le nom entier, avec ses compléments, son conjoint et son lieu. Retirer ces mots pour uniformiser une base pourrait faire disparaître l’indice qui distingue deux personnes.

La matérialité de ce monde apparaît aussi par les parcelles et par les actes. Un terrain exploité, une dette, un accord reçu par un notaire renseignent des relations que le registre paroissial ne décrit pas toujours. Les recherches Pavy ajoutent le travail de l’écrit ; les Breton d’Allèves, celui du verre.

Les repères et les questions ouvertes

Le dossier Renaud Barat doit conserver son identité propre. L’index existant mentionne aussi une branche Raynaud à Aillon-le-Vieux. Une proximité graphique et un village commun n’autorisent pas à fusionner ces entrées. Un acte donnant les parents ou les conjoints serait plus décisif qu’une orthographe arrangée pour faciliter le raccord.

Le nom Regairaz

L’étymologie de Regairaz reste ouverte : elle doit être étudiée dans le contexte francoprovençal de la Savoie. Dans notre nom, le -z final ne se prononce pas.

Références des documents et dossiers

Les appuis consultés pour cette synthèse sont les récits du site et les notices familiales Regairaz–Monod et Pavy–Breton d’Allèves. Ils renvoient aux décès des Déserts de septembre 1867, au mariage toulonnais de 1885 et à l’arbre emmett. Le dossier savoyard mentionne également le cadastre de 1738, la gabelle de 1561 et les minutes de Jean Viand. Ces ensembles sont signalés comme références du dossier ; aucune cote ni consultation directe de leurs originaux n’est revendiquée ici.

Lire le récit des Déserts et celui d’Aillon-le-Vieux permet de poursuivre avec les développements déjà présents.

Comment lire les degrés de certitude

Compléments de cette édition : arbre familial complet emmett, export transmis le 21 septembre 2026, rapproché des dossiers cités ci-dessus. Les filiations de cet export restent distinguées des actes originaux et des raccords encore à vérifier.

Poursuivre et comparer nos recherches

Vous êtes cousin, portez l’un de ces noms ou avez rencontré ces personnes dans un registre ? Comparons nos recherches, avec un lieu, une personne décédée et la référence de votre document. Une correction sourcée aide à faire avancer le dossier.

Branche partagée avec l’humoriste Chicandier.

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